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Zoom sur le français en 10ème

Comme dans tous les départements et pour chaque niveau, le passage à l’enseignement / apprentissage à distance a conduit l’équipe de 10ème à revoir le programme pour l’adapter aux nouvelles contraintes techniques et matérielles. Les professeurs comme les élèves ont relevé le défi : la continuité et la qualité de l’enseignement ont été maintenues, l’investissement des élèves de 10èmes est au rendez-vous. Voyons le programme qu’ils ont suivi !

Les objectifs méthodologiques et linguistiques principaux du second semestre

  • travailler avec une auteure francophone : atelier d’écriture, de théâtralisation et de mise en scène
  • savoir problématiser
  • être capable d’argumenter pour le Grand Oral (premier pas vers le DELF B2)
    pouvoir lire une nouvelle à chute : savoir identifier une chute et ses indices dans une nouvelles (au travers d’étude de textes des littératures classique et contemporaine : Maupassant, Renard, Buzzati)
  • être capable d’analyser la construction identitaire et l’impact de la famille sur cette dernière (au travers d’étude de textes des littératures classique et contemporaine : Comtesse de Ségur, Zola, Eribon)
  • se familiariser avec un courant littéraire : le naturalisme
  • connaître une œuvre classique majeure, en lecture suivie sur l’année : Les Misérables
  • savoir exprimer une hypothèse, une incertitude ou ses sentiments… au passé grâce au subjonctif passé
  • savoir exprimer un événement accompli dans le futur grâce au futur antérieur

Certains de ces thèmes avaient déjà été abordés avant le confinement mais d’autres nous ont demandé de modifier nos approches. C’est notamment le cas du Grand Oral (initialement prévu, en présentiel, devant un jury composé de deux professeurs) pour lequel les élèves ont été invités à s’enregistrer puis à évaluer un pair selon des critères définis.

Les notes des examens du second semestre ont certes été annulées, mais nous avons  tout de même fait le choix commenter le travail des élèves car il est primordial que les élèves aient des retours sur chaque production.

D’autres activités ont été proposées : réalisation d’un arbre généalogique “à la façon d’un écrivain naturaliste”, création d’un jeu de 7 familles, défi des chansons, la chanson du jour, puzzle de posters (à rassembler au retour à l’école), parcours parmi les ressources de la médiathèque via Genially, cours de conversation sur les thèmes des séquences en cours, tenue d’un carnet de bord de la classe.

Nous avons tenu maintenir le travail collaboratif et à développer les compétences en autonomie des élèves. Nous avons donc proposé des parcours en autonomie encadrée, sur des plateformes du types Quizlet ou Quizizz qui permettent de suivre les progressions des élèves ; ou Mentimeter qui encourage le travail collaboratif.

Le maintien de la communication avec les élèves et de leur motivation nous ont tenu à cœur.

Chaque groupe a retrouvé ses routines de classe, ses rituels ou bien nous en avons instauré de nouvelles adapté à la distance.

Nous avons tous choisi d’utiliser Meet qui rend possible les interactions avec et entre les élèves (en créant plusieurs groupes et en basculant d’un groupe à l’autre, notamment).

Nous avons également pris le temps de donner la parole aux élèves, dans des moments moins formels (recommandations de film sur les plateformes en ligne, anecdotes du quotidien). Ces temps d’écoute et de partage nous permettaient de montrer et apporter notre soutien aux élèves.

Le passage à un enseignement / apprentissage à distance a certes été une contrainte mais il nous a poussé à aller encore plus loin dans notre réflexion pédagogique. Certains projets modifiés et adaptés aux contraintes techniques du distanciel pourront même être renouvelés l’année en présentiel. C’est le cas du projet “dans la peau d’un romancier naturaliste” (qui sera remodelé en un projet interdisciplinaire français/biologie).

Zoom : “dans la peau d’un romancier naturaliste”

Dans le cadre d’une séquence sur la famille en littérature, les élèves des 4 classes de 10ème ont dû se mettre “dans la peau d’un romancier naturaliste”. Les élèves ont créé un arbre généalogique en s’inspirant de la méthode des grands romanciers naturalistes du XIXème siècle. Ces romanciers travaillaient autour d’un principe qui était celui de la “tare génétique” qui se transmettait de génération en génération dans une famille. Chaque roman était consacré à un membre de cette famille.

Pour réaliser cet arbre généalogique, les élèves ont eu besoin d’outils :

  • culturels ; le concept de la famille et de l’arbre généalogique chez les naturalistes
  • linguistiques (révisions des marqueurs temporels du récit et de la comparaison)
  • réflexion sur le caractère héréditaire de la ressemblance entre membres de la même famille

Chaque classe, divisée en deux groupes, a été amenée à choisir les caractéristiques de la famille (un nom et une “tare”), chaque groupe était en collaboration via une réunion Meet différente sous la supervision de l’enseignant. Dans un second temps, chaque élève a rédigé une note bibliographique sur un personnage qu’il a incarné dans une capsule vidéo. Puis à nouveau en collaboration, chaque groupe s’est mis d’accord sur les relations entre les différents personnages incarnés par les élèves. Enfin, chaque élève a écrit une notice explicative sur son personnage et l’a déposé dans l’arbre généalogique de son groupe avec la capsule vidéo.

Voici les productions des 4 classes :

10A

10C
10B
10D
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