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"Si vous êtes confus, dites-vous que c’est normal et que tout le monde passe par là."

En direct des facs : Alara, étudiante en Psychologie à l’Université de Bordeaux et au Cours Florent

Alara Tanfer, diplômée de notre promotion 2016 poursuit ses études de Licence en psychologie à l’Université de Bordeaux et en 3ème année de théâtre au Cours Florent. Elle a participé à cet entretien depuis sa maison où elle vit avec son chien Leo. Elle nous raconte son aventure d’études supérieures.

Alara Tanfer, diplômée de notre promotion 2016 poursuit ses études de Licence en psychologie à l’Université de Bordeaux et en 3ème année de théâtre au Cours Florent. Elle a participé à cet entretien depuis sa maison où elle vit avec son chien Leo. Elle nous raconte son aventure d’études supérieures.

Qu’est-ce qui t’a menée vers ce pays, ces études, cette ville?

L’atmosphère de liberté de penser, de parler, de partager, je l’ai goûté très rarement ailleurs. Cela a eu beaucoup d’influence sur le choix d’orientation qui m’a  permis d’étudier dans un département où je peux avoir la liberté d’expression et où je peux être productive. Ici, j’ai eu le concours des universités que je souhaitais intégrer, y compris Galatasaray. En 12ème, je voulais faire du droit, c’est pourquoi je voulais aller à la Sorbonne. À la fin de l’été, je suis allée à Paris à la Sorbonne car les études commençaient avant Galatasaray. J’ai compris que cela ne m’intéressait pas et je suis retournée à Galatasaray. Pendant un an, j’ai étudié dans le département de Communication. Mais je me sentais mal à l’aise car j’avais l’impression de ne pas avoir fait le bon choix. Je ne voulais pas vivre dans ce doute. À ce moment-là je suis retournée à Sainte Pulchérie avec mon ordinateur, et j’ai demandé l’avis de mes professeurs. J’ai donc refait un dossier de candidature pour la France. J’ai été admise à l’Université de Bordeaux en psychologie. À l’époque, M Thierry m’a dit : “je sais que tu vas aller dans des directions multiples, mais finalement tu vas t’enraciner et tu seras heureuse. Donne-toi un peu de temps.” Et cela s’est passé exactement de cette façon.

Avais-tu des inquiétudes quand tu es partie en France?

J’avais de la chance car je suis allée dans une ville où je connaissais beaucoup de monde. J’ai eu quelques difficultés à me faire des amis français mais continuer à faire du théâtre m’a beaucoup aidée. Sur la scène, vous êtes sans cesse en communication avec les autres. C’est très important à la fois pour bien apprendre la langue et pour se faire des amis français. Quant aux cours, des groupes Facebook ont été utiles. Ici, beaucoup de choses me manquent bien évidemment mais Monsieur Abellan m’avait dit : “Les six premiers mois sont les plus difficiles, puis tu pourras y rester.” Et cela s’est passé comme ça.

Comment as-tu trouvé un logement?

J’ai d’abord séjourné dans une résidence. J’ai postulé deux mois avant les cours. À la résidence, il y a toujours du monde. Mais en même temps, il est possible d’avoir un espace seul. Ceux qui pourraient avoir quelques difficultés, je leur conseille de suivre les annonces et de postuler pour la CAF (Caisse d’allocations Familiales).

Comment se passe la période de la pandémie en France?

Au début, les cours ont été annulés. On recevait seulement des notes de cours, on n’avait pas cours en présentiel. Ce n’était pas comme au Lycée Sainte Pulchérie qui s’était très bien adapté à la pandémie. Le théâtre a été très utile pour moi. Avec une autorisation spéciale, je pouvais aller trois-quatre fois par semaine à l’école.

Quel est ton message aux élèves de Sainte Pulchérie ?

Les années lycée étaient les meilleures années de ma vie. Je suis très émue quand j’en parle… Les amis de lycée, c’est incomparable. J’ai grandi avec eux. Je dis aux élèves d’en profiter. Profitez aussi des connaissances de vos professeurs. Ce sont vraiment des personnes de grande qualité. N’hésitez pas à leur parler quand vous vous sentez perdus. Les professeurs sont des êtres humains comme nous. Ce qui a embelli ma vie scolaire a été le Club de théâtre. J’y ai beaucoup appris. Et puis, n’ayez pas de regrets. Sainte Pulchérie vous donne beaucoup d’opportunités. On ne s’en rend pas compte quand on est au lycée mais une fois à l’université, on se dit “ah oui, j’avais déjà lu ça ; telle personne nous en avait parlé”. Cela m’arrive très souvent. Enfin, si vous êtes confus, dites-vous que c’est normal et que tout le monde passe par là. 

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