Aujourd'hui est une grande fête pour nous tous car nous célébrons le centenaire de notre république ! En tant que membres de la grande nation turque, nous sommes dans la joie et l'excitation les plus profondes de célébrer ce jour sacré.
Nous commémorons les instants où, au cours de ces cent dernières années, notre République, symbolisée par l’étoile brillante de notre drapeau, a rayonné, ainsi que son héros Mustafa Kemal Atatürk. En un siècle, la nation turque a réussi à résoudre les défis liés à l’unité et à la solidarité nationale grâce à la lumière qu’elle porte dans ses mains, guidant ainsi son chemin vers le progrès et la civilisation. Cette lumière repose sur la science, fondée sur la connaissance et l’expérience, que la nation turque a embrassée.
Les héros de notre cérémonie sont les soldats de la République. Ils nous ont éclairés sur ce chemin, ils nous ont dirigés et ont élevé notre pays parmi les nations les plus prospères et civilisées du monde.
Au cours de cette cérémonie, nous réaffirmons notre engagement à toujours persévérer davantage et à ne jamais considérer que nous avons suffisamment fait. Nous nous engageons à travailler encore plus ardemment qu’auparavant, dans l’intérêt supérieur de la nation turque, à perpétuer son héritage sur encore des centaines d’années, conformément aux paroles de son créateur – « Paix à l’intérieur des frontières, paix dans le monde » – afin d’assurer la vraie paix de toute l’humanité.
Voici un extrait des discours de Mme Ridé et de Mme Minâ prononcés lors de notre cérémonie :
» (…) Aujourd’hui, les mots ont perdu de leur force, ou plutôt de leur sens. Les mots “république” et “démocratie” sont les mots les plus répandus du langage politique.
Or, dans ce domaine comme dans tous les autres, on peut faire dire n’importe quoi à n’importe quel mot en fonction de ses désirs et de ses besoins particuliers.
On parle de paix et de justice. Mais les guerres se succèdent et se répètent sur fond de nationalisme et de propriété, comme si dans notre monde globalisé et ouvert par Internet et les réseaux sociaux, les hommes ne pouvaient renoncer à ce qu’ils estiment être à eux : MON indépendance, MON avenir, MA liberté.
Crier à l’injustice est facile quand il s’agit de défendre uniquement ses propres intérêts, mais la République vise au bien commun, au bien du plus grand nombre. Elle vise à l’inclusion de toutes et de tous, de chacun et de chacune.
C’est là que réside la justice, quand il n’y a plus de cause à l’inéquité.
Dans l’inclusion.
Dans la reconnaissance de la réciprocité.
Dans l’hospitalité des différences.
Dans le bien commun qui s’impose par-dessus les intérêts individuels.
Affronter la question de la vraie justice, c’est comme ouvrir une porte qui permet à chacun d’aller vers lui-même en allant vers l’autre. Quel qu’il soit (…). »
Mme Ridé, Directrice
» La République est un amour,
Son sens est la paix, l’égalité,
Son concept est la démocratie,
L’indispensable la laïcité…
La république est la modernité,
Son but est le respect des différences,
La souveraineté inconditionnelle appartient à la nation et sa plus grande réussite est de faire d’une société une nation, d’une géographie une patrie,
La république embrasse tous les individus sans distinction de race, de langue ou de religion.
(…)
Aujourd’hui, nous éprouvons la fierté et la joie de laisser exactement 1 siècle, 100 ans derrière nous. La République de Turquie a 100 ans et lorsque nous disons joyeux anniversaire, nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer les valeurs de notre république comme une bande passante devant nos yeux.
(…)
Ce pays nous appartient à tous !
Bonne fête de la République à nous tous ! »
Mme Minâ, Directrice Adjointe Turque

