Du 6 au 27 novembre 2014, le Lycée Sainte Pulchérie présente l’exposition de photographies de Nicolas Joriot "Le spleen de Chongqing" dans sa galerie Od’A-Ouvroir d’Art, accompagnées de ses textes. Le vernissage aura lieu le 6 novembre à 18h30.
Depuis une vingtaine d’années, Nicolas Joriot arpente des lieux usés muni d’un carnet et d’un appareil photo argentique. Aimanté par les paysages industriels défaillants, il a développé une recherche lente et patiente autour des thèmes de la solitude urbaine et de l’environnement. Journaliste collaborant avec différents magazines, Nicolas expose toujours son travail photographique accompagné de ses textes.
Synopsis de l’exposition :
La mégalopole « inconnue » de Chongqing sera bientôt l’agglomération la plus peuplée du monde devant Tokyo. Déjà 35 millions d’habitants pour cette municipalité autonome devenue le centre financier, industriel et commercial du centre du pays par la grâce du parti communiste voulant freiner la ruée vers l’Est.
Corruption endémique, pollution incontrôlée de l’air et des eaux du Yangtse, Chongqing présente un paysage apocalyptique d’industries polluantes, de constructions effrénées et de ponts écrasants sans vergogne les quartiers historiques.
Pourtant dans le cœur brûlant et âpre de cette ville, il existe des espaces calmes et solitaires où les exclus du « rêve Chinois » errent mélancoliquement.
Chongqing est faite de terrains vagues, de rives sales où les pêcheurs et les rêveurs se découpent en ombre chinoise sur une effervescence de gratte-ciels gommés par la brume.
Nicolas Joriot nous parle de Chongqing et de son exposition :
Pourquoi Chonqing ?
« J’ai rencontré la ville de Chongqing en 1995. Après plusieurs jours à remonter le Yangtse kiang en bateau j’étais arrivé par l’eau, comme par en dessous de la ville, et j’avais été durablement marqué par l’air, l’humidité, l’énergie de la ville. Je n’ai jamais cessé de penser à Chongqing, au Yangtse marron traversant le cœur de la ville colonisé par des bateaux chargés de charbon. Le 7 septembre 2012, au petit matin, le Yangtse s’est mis à couler rouge sang dans la ville. Les médias muselés n’ont pas parlé de cet événement majeur probablement du à une pollution en amont du fleuve. L’affaire a été étouffée et cet incroyable silence a fait naître en moi le besoin de retrouver l’envers du décor de Chongqing, cette ville de 35 millions d’habitants comme devenue incontrôlable. Mon reportage photographique aborde l’envers du décor de cette ville folle avec ses lieux mal définis, ses « pauses immobilières » où le pouls de la ville ralentit. Une immersion dans le calme et la solitude possible d’une mégalopole de 35 millions d’habitants. »
Le spleen de Chonqing
Nicolas Joriot
6-27 novembre 2014
Galerie Od’A-Ouvroir D’Art/ Lycée Français Sainte Pulchérie
Visites : du lundi au samedi de 9h00 à 18h00 sauf les mercredis
Çukurluçeşme sok. no 7 Küçükparmakkapı
BEYOĞLU-ISTANBUL
